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- Dans le clip de « caravane »,chanson-titre et premier extrait de l'album, vous dévoyez une jeune adolescente en buvant avec elle ce qui ressemble à de l'alcool. Vous n'avez pas honte de montrer le mauvais exemple à une mineure d'âge ?
- (Rires.) Déjà, elle n'était pas mineure, et en plus, c'est du thé qu'il y avait dans la flasque !
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- Vos « héros » sont tantôt un gitan (« caravane »),tantôt un réfugié (« Schengen »), tantôt encore un clochard (« La ballade du pauvre »). Vous êtes-vous inspiré d'un éventuel passé de routard pour écrire ces textes d'écorché vif ?
- Non. En tout cas, je n'ai jamais été clochard ! (Rires) Je me suis retrouvé souvent au bord de la route, mais je n'ai jamais vraiment bourlingué. J'ai d'ailleurs beaucoup d'admiration pour des aventuriers comme Jack Kerouac et je suis très tenté par l'idée de se barrer à un moment, de rompre les amarres, de débrancher les portables et de laisser le courrier s'accumuler pour sortir des statistiques, d'un chemin tout tracé, et de partir. Comme ça, momentanément, pour se retrouvé dans un pays dont on ne comprend pas forcément la langue et ignorer soi-même ce que l'on fait là ! (Rires) Ca m'attire beaucoup. Je pense que je le ferai un jour...
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- Dans « Ne partons pas fâchés », vous dites : « Bien sûr, je te trouve très jolie/j'ai vraiment envie de te sauter. » Comme par hasard, il y a un petit « tralala » qui couvre fort opportunément le verbe « sauter » ! C'était voulu, j'imagine ?
- On comprend tout de même ! Ce n'était pas fait pour masquer quoi que ce soit...
- Ah bon ? Il ne s'agissait pas d'autocensure ?
- Non, non ! Je faisais des ch½urs à l'arrière, comme ça. Moi j'aime bien cette phrase. C'est assez romantique...
- Quoi ? « J'ai vraiment envie de te sauter » ?
- Non, « Je te trouve très belle » (sourire)
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- Dans « Et dans 150 ans », vous vous en prenez tour à tour aux marchands d'armes, aux hommes politiques et aux chasseurs. Ce sont vos têtes de Turc ?
- Non, on ne peut pas dire ça. Les marchands d'armes, je n'ai pas énormément de tendresse pour eux. Et pas d'avantage pour ceux qui posent des mines, franchement. Quant aux hommes politiques, ils gravitent dans une sphère qui ne m'attire pas beaucoup et ne me concerne pas tant que ça. Il me semble qu'il y a des choses plus importantes à faire, plus humaines et plus justes dont ils ne se préoccupent pas. Dans le même temps, je serais incapable de proposer une meilleure manière de gérer ces affaires ! C'est pour cela que je ne fais pas de politique. Enfin, en ce qui concerne les chasseurs, je n'ai rien contre eux.Je ne suis pas pour l'interdiction de la chasse. Simplement, je ne pourrais pas descendre une colombe que je vois voler. J'ignore s'ils tirent sur les colombes, d'ailleurs ! (Rires.)
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- C'est vrai que vous êtes né en 1975...
- Je vais avoir 30 ans en novembre (Raphaël Haroche - son vrai nom - est né le 7 novembre 1975 à Boulogne-Billancourt, d'une mère argentine et d'un père russo-marocain).
- Et alors, qu'est-ce que ça vous fait?
- Rien! (Rires.) Je me sens bien et je n'ai pas de problème avec ça. 30 ans, ce n'est pas très vieux... (Sourire.)
- On connaissait la comptine « Maman, pourquoi les p'tits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes? » Avec vous, ça devient « Pourquoi la vie et les bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des ailes? » (« Les petits bateaux ». Qu'aviez-vous fumé avant d'écrire cette chanson?
- Je ne fume pas! Dans mon souvenir, c'était « des ailes ». Je n'ai pas vérifié. J'ai dû mélanger les paroles de deux ou trois chansonnettes...
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